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Barrès, on réédite ses cahiers

 Ce n’est sans doute pas un hasard si les Cahiers de Maurice Barrès (1862-1923) ont aujourd’hui l’honneur de la réédition, au détriment de l’œuvre romanesque du célèbre écrivain. Dans un entretien, en 1979, l’archiviste Jean Longnon revenait sur sa jeunesse barrésienne (dans les années 1910, il fut de temps en temps reçu par l’académicien chez lui, à Neuilly). « C’était un homme prodigieusement intelligent », notait-il, en ajoutant : « Son œuvre n’est pas à la hauteur de son intelligence […]. Au service de l’Allemagne ou Colette Baudoche, au fond c’est médiocre ; c’était périssable »…
Maurice Barrès
Mes Cahiers, T. I. Janvier 1896 - novembre 1904

Qui lit Barrès de nos jours ? Même ses romans les plus prisés, L’Homme libre, Les Déracinés, Colette Baudoche, apparaissent comme vieillis ou d’un didactisme politique insupportable. Les dernières rééditions datent ; leur auteur sent le souffre ; sa doctrine nationaliste de la « terre » et des « morts » semble au pire douteuse, au mieux dépassée et fausse. Que reste-t-il donc de Barrès ? Peut-être un certain regard, « prodigieusement intelligent », sur la vie littéraire et politique de son temps. Le présent volume, rassemblant les onze premiers cahiers, rédigés...

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