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Penseur de l’égalité, de la démocratie radicale, Jacques Rancière est l’un des rares philosophes français à tisser véritablement les rapports de l’esthétique et du politique. Dans "Le Partage du sensible", il soulignait déjà comment Schiller – promu citoyen d’honneur par la Convention –, en affirmant l’autonomie de l’art, faisait de la forme un enjeu décisif. "Le Fil perdu" reprend les questions de la forme, du style, des républiques esthétiques, examinées de près dans "Madame Bovary", "Lord Jim", "Les Vagues" ou encore "Oncle Vania".
Jacques Rancière
Le fil perdu. Essais sur la fiction moderne

Tout part d’Aristote. On sait que, pour le Stagirite, la poésie – la fiction qui invente ce qui pourrait arriver – est plus philosophique que l’histoire ; en effet, cette dernière se contente d’enregistrer ce qui est advenu. De plus, pour le philosophe grec, la fiction relève d’une structure précise. En l’espèce, il va même lui donner une forme : les récits doivent être ordonnés, présentés avec un début, un milieu et une fin. Pensons à ces modèles multiséculaires que furent la tragédie antique ou le roman classique. Or, et c’est l’un des nœuds de cet essai, la fiction moderne –...

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