Tout cela est désormais de l’histoire ancienne, nous objectera-t-on. Si les causes de l’hégémonie du roman relèvent, en effet, de l’histoire littéraire, ses conséquences en revanche nous ramènent au cœur de notre actualité. La première conséquence concerne le roman lui-même qui, parvenu au sommet de la hiérarchie des genres, s’est singulièrement simplifié dans sa structure et ses dimensions jusqu’à devenir une sorte de longue nouvelle. Le roman français qui fait le succès des librairies aujourd’hui comporte en effet un petit nombre de pages et peu de personnages, un point de vue unique e...
La nouvelle et la crise du roman
Article publié dans le n°1139 (14 nov. 2015) de Quinzaines
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