Eric Hobsbawn (1917-2012), un historien sans frontières

Né à Alexandrie en 1917, écolier à Vienne en passant par Trieste, « ce merveilleux mémorial de l’Europe centrale, le coin de l’Adriatique où les cultures allemande, italienne, slave et hongroise convergeaient », puis, lycéen doublement orphelin à Berlin au début des années 1930, l’arrivée du nazisme le propulse dans sa « patrie » anglaise.

Il fait ses études supérieures à Cambridge et est enrôlé pendant la Seconde Guerre mondiale dans l’armée britannique. Plus tard, les grandes et vieilles universités d’« Oxbridge » auraient peut-être accepté que l’historien cosmopolite, « gentleman » anglais avant d’être juif, fût l’un de leurs illustres professeurs, s’il n’avait obstinément appartenu au parti communiste britannique, ce quasi-groupuscule, restreint à une petite élite intellectuelle et dénué d’influence politique.


Le collège plus modeste de Birkbeck à l’université de Londres reçut de sa présence...

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