Elle commence par deux lettres d’elle qui touchent plus particulièrement le lecteur français. La première, postée à Paris le 29 mai 1939, laisse entrevoir les problèmes d’une intellectuelle juive exilée depuis 1933 : arrivée de sa mère (et de ses livres !), emploi enfin trouvé, souci pour son ami Benjamin, dont le dénuement compromet la poursuite de ses recherches, échange avec son interlocuteur à propos de son manuscrit sur Rahel Varnhagen ; la seconde, envoyée de Montauban le 21 octobre 1940, pour annoncer le suicide de Benjamin et qui se conclut par cette phrase : «&nbs...
Un dialogue interrompu
Article publié dans le n°1075 (01 janv. 2013) de Quinzaines
Correspondance
(Seuil)
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