Sur le même sujet

Poétique de la douleur

Nous savons, depuis Aristote et Sénèque, que la poésie a partie liée avec le « soleil noir de la mélancolie ». Entre fureur et acédie, tristesse et inspiration, encre et bile noires, le poème s’écrit.
Olivier Deschizeaux
L'herbe noire (Rougerie)
Eric Sautou
A son défunt (Faï Fioc)

« Mélancolie ». Ce joli mot d’un temps défait se prolonge en quatre syllabes. Deux consonnes liquides encadrent une occlusive, seul son qui accroche au centre et offre une résistance à la mélodie douce qui s’ouvre en passant d’une voyelle mi-fermée à une nasale ouverte, pour se refermer progressivement avec un « o » mi-fermé et un « i » final fermé. Il vient du latin melancholia, emprunté au grec, formé de mélas (« noir ») et de kholé (« bile »). C’est l’une des quatre humeurs dominantes selon la médecine grecqu...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine

Vous aimerez aussi