Traduire, c’est écrire. Le traducteur, véritable écrivain, travaille sur la langue, une langue différente de l’original, passée à « l’épreuve de l’étranger » (expression empruntée à Antoine Berman, qui revient plusieurs fois au fil des textes), qui s’adapte sans se dénaturer et adapte le texte sans le dénaturer. Équilibre délicat, y compris quand l’opération se fait entre deux langues proches, comme l’italien et le français.
Bernard Simeone, lecteur d’Henri Meschonnic comme d’Yves Bonnefoy, est habile à exposer et dépasser des conceptions différentes de la traduction, pa...
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